Ce que c’est
Le label ISR, créé par l’État et étendu à l’immobilier en 2020, est attribué pour trois ans par un organisme certificateur indépendant. Pour l’obtenir, la société de gestion doit noter chaque immeuble sur des critères environnementaux (énergie, carbone, eau, déchets), sociaux (accessibilité, confort, services) et de gouvernance (relations avec les locataires, gestionnaires), puis s’engager à améliorer la note du patrimoine dans le temps.
Deux approches sont possibles : « best in class » (n’acheter que des immeubles déjà bien notés) et « best in progress » (acheter des immeubles moyens et les améliorer). La seconde est la plus courante en SCPI.
Ce qu’il ne garantit pas
Ni le rendement, ni le risque, ni la liquidité. Le label porte sur la démarche, pas sur le résultat financier. Une SCPI labellisée peut baisser son prix de part ; une SCPI non labellisée peut gérer un patrimoine très performant sur le plan énergétique sans avoir demandé le label.
Pourquoi il compte quand même
Les bâtiments mal classés sur le plan énergétique sont soumis à des obligations de rénovation (décret tertiaire, interdictions de location) qui pèsent sur la valeur et les travaux. Un patrimoine engagé dans une trajectoire d’amélioration est mieux armé. C’est un indice de qualité de gestion, à lire avec le taux d’occupation et l’âge du patrimoine.
Comment nous l’affichons
L’étiquette ISR sur les fiches et dans l’explorateur, avec la date d’obtention quand elle est publiée. Le listing des SCPI ISR les regroupe.
Questions fréquentes
Une SCPI peut-elle perdre le label ?
Oui, s’il n’est pas renouvelé après audit, ou si les engagements ne sont pas tenus.
Le label ISR est-il le même que pour les fonds en actions ?
C’est le même label, avec un référentiel spécifique à l’immobilier.
Le label coûte-t-il quelque chose aux associés ?
L’audit et les travaux d’amélioration ont un coût, supporté par la SCPI ; en contrepartie, ils préparent le patrimoine aux obligations réglementaires.