La commission de retrait est un frais de sortie. Elle est prélevée sur la valeur de retrait quand un associé demande le rachat de ses parts avant une durée de détention fixée dans la note d’information. Elle concerne surtout les SCPI sans frais de souscription, qui déplacent une partie de leurs frais de l’entrée vers la sortie anticipée.
Pourquoi elle existe
Dans une SCPI classique, la commission de souscription payée à l’entrée couvre les frais de collecte et d’acquisition des immeubles. Dans une SCPI sans frais d’entrée, ces coûts sont financés par une commission de gestion plus élevée, prélevée sur les loyers année après année. La commission de retrait évite qu’un associé sortant trop tôt échappe à ces coûts.
Exemples relevés dans notre base
D’après notre base au 9 septembre 2026 :
- Iroko Zen (Iroko) : 6 % TTC avant 3 ans de détention ; l’assemblée générale du 16 avril 2026 a voté l’allongement de ce délai à 6 ans ;
- Remake Live (Remake Asset Management) : 5 % TTC sur les parts détenues depuis moins de 5 ans ;
- Upêka (Axipit REP) : commission dégressive de 6 % à 0 % avant 6 ans.
Taux, durée et cas d’exonération figurent dans le DIC et la note d’information.
Ce qu’elle change pour l’épargnant
Pour 10 000 € retirés d’une SCPI qui applique 6 % avant la durée minimale, l’associé perçoit 9 400 €. Passé le délai, la sortie se fait à la valeur de retrait sans prélèvement. La commission de retrait n’est donc pas un coût pour qui conserve ses parts sur la durée de placement indiquée par la société de gestion ; elle en est un pour qui doit vendre vite.